Jardinier de vos RH

La performance de vos collaborateurs c’est le mariage réussi entre :

compétences, motivation et environnement de travail.

 

Laissez-moi vous parler de la métaphore du « Management du Jardinier » . Elle me paraît très parlante pour toutes personnes qui cherche à créer et à entretenir un environnement favorable pour optimiser les chances que ses collaborateurs soient performants.

Une enquête a été menée auprès de jardiniers : Comment produisez-vous de manière performante sans détruire le sol ?

Voici pour eux les 14 étapes de la réussite :

Reconnaître le terrain et le préparer = analyser la nature du terrain, prendre en compte les résultats passés et apprécier par rapport aux résultats attendus

Prendre en compte les graines et les espèces existantes = sont-elles en adéquation avec le terrain et les résultats attendus ? Que peut-on faire pour améliorer la relation entre le terrain et les graines ? Apporter de nouvelles graines ? Utiliser de nouvelles espèces ? Les graines prolifèrent plus ou moins selon la qualité de l’emplacement (Air, eau, soleil…: sont-ils adaptés ?). Bref, leur profil sont-ils en réponse à vos attentes ?

Faire les semis = c’est implanter les premiers messages qui vont donner du tonus et du dynamisme aux graines et espèces. Se sentent-ils pris en compte ? Savent-ils quel est leur rôle et ce qu’ils doivent faire ? A vous de vous adapter à leurs besoins. Un bon semis donne à terme de bons rapports.

Identifier les meilleurs plants = très vite vous identifierez les espèces qui croissent le plus vite. Accompagnez-les, favorisez leur développement. Vous observerez aussi que certaines croissent faiblement. Sont-elles dans l’environnement le plus propice. N’attendez pas trop pour leur proposer de les replanter ailleurs.

Faciliter la croissance = poser des tuteurs et autres formes d’accompagnement pour faciliter la croissance de tous

Traiter les parasites = éliminer et réduire les facteurs polluants. Votre rôle est de jouer le tampon avec les parasites venant des terrains d’à-côté ou du ciel (voire du sol).

Arroser et contrôler la croissance = gérer au quotidien votre culture. Allez voir vos plants, parlez-leur (eh oui, cela marche) et corriger les petits problèmes qui peuvent les gêner. Les meilleurs jardiniers sont ceux qui parlent à leurs plantes.

Favoriser la croissance = un engrais approprié peut enrichir le terrain. Utilisez des engrais bio par respect pour les plantes. Elles vous seront gré de la compétence que vous montrerez et de l’enthousiasme que vous y mettrez.

Tailler et supprimer les gourmands = éliminer tout ce qui peut les gêner ou leur donner des tâches inutiles à faire.

Prévoir le mauvais temps = apprenez à gérer des situations de mauvais temps (grêle, orage, gel) et préparer des plans « ad hoc »

Patienter et savoir lâcher prise = même en accompagnants les plants, il faut leur laisser le temps pour croître et grandir. Les forcer peut conduire à des catastrophes. Alors, soyez patient, surtout si ce n’est pas votre nature. Avez-vous observé que les fruits « forcés » en serre n’ont pas de goût ?

Apprendre à récolter et se réjouir = savoir partager la joie des résultats avec ses plants et leur montrer.

Refaire ses graines = faire évoluer ses plantations en capitalisant sur ses bonnes pratiques. Cela vous permet de préparer l’avenir.

Créer de nouvelles boutures = c’est le stade suprême du savoir. En favorisant les mélanges et la pluralité, vous pouvez trouver de nouvelles espèces plus solides, plus résistantes, voire plus belles.

(Inspiré d’un texte paru sur Rhdemain d’après « Repenser la compétence » de Guy Le Boterf)

 

Vous l’avez compris, la « stratégie » du jardinier consiste à créer et à entretenir un environnement favorable pour optimiser les chances que les plantes croissent.

Ainsi, dans une démarche de gestion des Ressources Humaines, de recrutement, il ne s’agit pas seulement de faire en sorte que ses collaborateurs aient des compétences, mais l’enjeu consiste à créer l’environnement et à entretenir la motivation de ses collaborateurs pour qu’ils agissent avec compétence. De là naît une « probable » performance.

 

La performance est la résultante probable d’un mariage de la compétence dans un contexte déterminé, contexte de travail dans lequel il s’agit pour chacun:

de savoir : savoir agir et interagir (formation, apprentissages, mutualisation,…)

de pouvoir : avoir les moyens d’agir et interagir (organisation du travail et des équipes, délégations de responsabilités, systèmes d’information et de communication, conditions de travail,…)

de vouloir : avoir des raisons d’agir et d’interagir (motivations, satisfaction, …)